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J'apprécirai que vous aimiez ce recueil de texte sur des jeunes dans le monde, ils abordent beaucoup de sujets ;

La maladie,
La grosesse,
Le mariage,
Le sport,
Et d'autres...

[L]e croco...

Extrait de livres.

Chapitre 1 - Lolita Pille Hell


Mary Stone






Odile Van Hoof







Tomas et Lucas Klaus



Lavande Lequeux


Leïla Dionisos

# Posté le lundi 01 juin 2009 15:57

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 05:45

Gadget Save An Alien

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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 14:45

Chapitre 1 - Lolita Pille Hell

Chapitre 1 - Lolita Pille Hell
Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter; de la pire espèce, une pétasse du XVIe, mieux habillée que la maîtresse de votre patron. Si vous êtes serveur dans un endroit «branché» ou vendeur dans une boutique de luxe, vous me souhaitez sans doute la mort, à moi, et à mes pareilles. Mais on ne tue pas la poule aux ½ufs d'or. Aussi mon engeance insolente perdure et prolifère‑t‑elle...
Je suis le symbole éclatant de la persistance du schéma marxiste, l'incarnation des Privilèges, l'effluve capiteux du Capitalisme.
En digne héritière de générations de femmes du monde, je passe plus de temps à me laquer les ongles, à me dorer la pilule au Comptoir du soleil, à rester le cul sur un fauteuil et la tête dans les mains d'Alexandre Zouari, à lécher les vitrines de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, que vous à travailler pour subvenir à vos petits besoins.
Je suis un pur produit de la Think Pink generation, mon credo : sois belle et consomme.
Embrigadée dans le tourbillon polycéphale des tentations ostentatoires, je suis la muse du dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire.
Un jour, je ferai sauter mon dressing.
Je suis française et parisienne et je n'en ai que faire, je n'appartiens qu'à une seule communauté, la très cosmopolite et très controversée Gucci Prada tribe; le monogramme est mon emblème.
Je suis un peu caricaturale. Avouez que vous me prenez pour une sacrée conne en total look Gucci, sourire bleeching et cils papillonnants.
Vous avez tort de me sous-estimer, ce sont des armes redoutables, c'est grâce à elles que je dénicherai plus tard un mari au moins aussi riche que papa, condition sine qua non de la poursuite de mon existence si délicieusement et exclusivement futile. Car travailler n'entre pas dans la liste de mes nombreux talents. Je me ferai entretenir et voilà. Comme mère et grand-mère avant moi. Cela dit, depuis quelques décennies, la concurrence est rude sur le marché matrimonial de grand luxe. Les bons partis sont sollicités de toute part par une armada de mannequins, de secrétaires, et autres soubrettes ambitieuses dont les dents blanches rayent le parquet et qui ne reculent devant rien pour se tailler la part du lion. La part du lion = un appartement de réception rive droite + une classe A + une armoire de fringues griffées de mauvais goût + deux têtes blondes + narguer les anciennes collègues moins bien tombées.
Et oui, Paris ouest, nous sommes tous beaux, nous sommes tous riches.
Riches, vous y croyez sans peine, vu le prix du mètre carré, si nous n'étions pas riches, nous n'habiterions pas là. Beaux, je vous sens dubitatifs. Réfléchissez un peu. Dans un monde où la promotion sociale par le cul fait rage depuis des générations, les familles laides ont été épurées à coup de mésalliances qui, unissant un gros plein de soupe et de millions à une arriviste bien foutue, ont abouti en général à la progéniture parfaite, puisque dotée du physique de maman et du compte en banque de papa. On ne gagne pas à tous les coups, certes, et pour peu que papa se fasse rouler par son homme d'affaires et que les gènes de maman n'arrivent pas à s'imposer, l'enfant peut également naître laid comme papa et pauvre comme maman. C'est ce qu'on appelle la malchance, mais je ne m'étendrai pas sur ce point. Je n'ai pas pris la plume pour vous décrire l'existence de gens pauvres et laids : primo, j'en ignore tout, secundo, ce n'est pas un sujet des plus réjouissants.
Vous savez, le monde est divisé en deux, il y a vous et puis il y a nous. C'est sibyllin, je vous l'accorde...
Je m'explique. Vous avez une famille, un job, une voiture, un appartement que vous n'avez pas fini de payer. Embouteillages, boulot, dodo, tel est votre lot si vous avez de la chance. Métro, ANPE, insomnie car problèmes d'argent pour les moins bien lotis. Votre avenir se résume à la répétition de votre présent. Vos enfants, s'ils se débrouillent, vivront peut-être dans 50 mètres carrés de plus et recouvriront de cuir les sièges de la Safrane familiale. Vous serez fiers d'eux. Ils vous amèneront les petiots en vacances dans la maison que vous achèterez dans le sud de la France une fois retraités et à bout de forces.
Vous êtes des bourgeois moyens, vous savez réparer une télé et madame fait bien la cuisine. Heureusement pour elle, sinon vous la largueriez pour la même en plus jeune, étant donné que cela fait vingt ans qu'elle vous fait le coup de la migraine. La dernière fois que vous l'avez touchée remonte au dernier match France-Italie, quand vous avez agrippé fébrilement son bras parce que la France marquait à trente sec de la fin. «Excuse-moi, chérie.»
Vous avez quelques soucis en ce moment; vous devez réparer la machine à laver, Jennifer s'est teint les cheveux en rouge et se révèle plus adepte des piercings que du catéchisme, Kevin a adopté un accent des banlieues des plus déplaisants. Tous deux sont médiocres, et laids. Ce doit être l'hérédité. Votre femme frustrée laisse intentionnellement traîner sur votre bureau des exemplaires de Men's Health. Vous vous surprenez à rêver de votre secrétaire en string, de votre nièce en string, de tout le monde en string. Votre vie ne vous satisfait plus.
Cela pourrait être pire. Vous pourriez habiter un trois-pièces-cuisine en banlieue, sans télé et sans lave-vaisselle. La version avec télé serait pire encore, car vos six enfants la feraient hurler en permanence, en particulier pendant les émissions de real TV.
Vous pourriez vivre dans la rue.
Vous pourriez aussi être des nôtres...
Mais qui sommes-nous?
Nous sommes tout simplement les héritiers des Domini de la Rome Antique, des Suzerains du Moyen Age, de la noblesse d'épée de la Renaissance, des grands industriels du xixe, l'infime fraction de privilégiés qui détiennent dans leurs serres constellées de bijoux Cartier 50 % du patrimoine français.
La propriété est à l'origine de l'inégalité parmi les hommes. Nous ne nous en plaignons pas.
Nous, nous pouvons tout faire, tout avoir, puisque nous pouvons tout acheter. Nés avec une petite cuiller en argent dans nos bouches VIP, nous enfreignons gaiement toutes les règles car la loi du plus riche est toujours la meilleure.
C'est jouissif d'agiter notre abondance-décadence sous le nez de la pauvreté roide et vertueuse; Prada festoie au siège du Parti communiste, J.-M. Messier lui-même-maître-du-monde exhibe ses chaussettes trouées, Galliano s'inspire des clochards du bois de Boulogne pour concevoir sa collection hiver 2000... Nous ne le faisons pas exprès. Y en a marre d'être des riches qui faisons les riches. Gucci sort des bracelets de force, les «fils de» se rasent le moins possible, les bonnets pullulent avenue Montaigne, Helmut Lang balance de la peinture sur un jean sale et le vend mille deux cents balles...
A deux cents à l'heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon traîner quand nous sommes au volant, nous mêlons l'alcool à la beu, la beu à la coke, la coke aux ecstas, les mecs baisent des putes sans capotes et jouissent ensuite dans les copines de leurs petites s½urs, qui se font de toute manière partouzer du soir au matin. Nous sommes en plein délire, emportés dans une course effrénée de gaspillage gargantuesque, de luxe luxurieux. On prend du Prozac comme vous prenez du Doliprane, on a envie de se suicider à chaque relevé bancaire, parce que c'est vraiment honteux quand on pense qu'ailleurs, il y a des enfants qui crèvent de faim, alors qu'on s'empiffre et qu'on s'en met plein le pif. Le poids de l'injustice du monde repose sur nos frêles épaules d'ex-enfants délicats. Vous, vous en êtes victimes, mais on ne peut pas vous le reprocher.
De toute façon, quoi que nous fassions, c'est honteux.
Oui, nous nous balançons le contenu de magnums de grands crus millésimés à travers la gueule sur les plages de Pampelonne. Et alors? Ce n'est pas vous qui payez la note? Et puis j'ai remarqué l'été dernier que la plage publique accolée à la Voile Rouge ne désemplissait pas. Ça sunbathait là, comme si de rien n'était, et quand une Porsche passait, même une banale Boxster (entre nous surnommée la Porsche du pauvre à cause de son prix qui n'excède pas les trois cent mille), c'était l'effervescence, ça en perdait son bob, ça lâchait son panini ou son beignet, ça coupait son walkman, les bras vous en tombaient, vous n'arriviez plus à respirer et vos oh et vos ah couvraient le bruit du moteur... Une Ferrari, et alors là, c'était l'infarctus de masse. Pas la peine de nier, j'étais dedans, je vous ai bien vus... Vos yeux brillants, vos mains tendues... vous transpiriez l'envie, vous escaladiez même la palissade mitoyenne pour entr'apercevoir un bout de string, un mauvais profil de star et respirer les effluves exquis d'un dom pérignon 85 séchant sur un maillot de bain Erès et une peau dorée de jet-setteuse... Vous auriez donné n'importe quoi pour être à notre place.
Vous vous faites du mal.
Avec hargne, vous jetez l'opprobre sur notre conduite. Vous voulez nous donner mauvaise conscience de dépenser un fric que vous ne posséderez jamais. C'est raté.
Je vous signale tout de même que nous payons des impôts, que sur douze mois d'éreintant labeur à donner des ordres aux autres, le fruit de six d'entre eux, nous n'en verrons jamais la couleur, l'Etat nous détrousse pour que vos enfants aillent à l'école. Alors laissez-nous tranquilles.
Enfin, pour l'heure, ça va pour moi. Ma seule préoccupation, c'est la tenue que je vais porter aujourd'hui. Je déjeune avec Victoria au Flandrin, et je devrais déjà y être, mais comme elle est aussi ponctuelle que moi, je peux me permettre de partir dans une demi-heure, et encore parierais-je bien mon sac Gucci que je l'attendrai dix bonnes minutes de plus.
J'ai donc trois quarts d'heure pour m'habiller, et ce n'est pas une sinécure. J'inventorie le contenu de mon dressing et de mes deux armoires. L'abondance n'est pas un cadeau, vous pouvez me croire, le problème étant la multiplicité des choix. Toutes ces fringues, et rien à me mettre. Je reste plantée au milieu de ma chambre en string, clope au bec et pleurant presque d'impuissance, ça m'ÉNERVE. Sans grande conviction, je finis par enfiler une robe Joseph rose pâle que j'ai déjà portée à Saint-Tropez le week-end de Pâques, et je mets une heure à trouver le pashmina assorti.
Mes mules Prada sont dans l'entrée, évidemment, ici, personne ne range. J'attrape le sac Gucci précité et heureusement que je viens d'acheter les toutes dernières lunettes Chloé, ce qui me remet de bonne humeur. Belle, bronzée et monogrammée, je quitte mon appartement en sautillant, le c½ur léger.
Mon portable vibre.
Numéro privé.
— Oui?
— Ça va ma chérie, t'es où?
Ce n'est qu'une vague connaissance, et d'où se permet-il de m'appeler ma chérie?
— Je sors de chez moi, je vais déjeuner au Flandrin avec Victoria.
— Attends, je suis dans le coin, je passe te prendre.
— OK, dépêche-toi.
Il débarque trois minutes après, fait la roue dans sa Porsche, comme d'hab, je suis au téléphone avec Victoria qui est encore dans son bain, je m'y attendais, mais je lui hurle quand même dessus pour marquer le coup. Elle est morte de rire, elle s'en fout.
Nous filons comme l'éclair avenue Henri-Martin, on pousse à 150 et on manque d'écraser un beauf...
Cinq minutes après, nous arrivons au Flandrin. La terrasse est déjà surbondée, qu'importe, s'il n'y a plus de table, les serveurs m'en inventeront une. Ah, le Flandrin...
Dans le Paris grisâtre du métro et des gens anonymes, existe quelque part un îlot de gaieté luxueux et rassurant. Havre de paix, lieu de retrouvailles, siège de notre communauté, Saint-Tropez en plein mois de septembre.
Ici, les rayons de soleil ne meurent jamais. L'un d'eux frappe les cheveux d'or de cette fille splendide au nez recouvert d'un pansement chirurgical, il change de direction pour aller caresser le pare-chocs lustré de la Bentley bleu nuit d'un vieux beau qui déjeune, il se réverbère ensuite sur les lettres dorées d'un sac Dior, et fait scintiller de mille feux le c½ur en strass de mes lunettes Chloé, son éclat anime une boucle de ceinture Gucci, puis se joue dans les deux ors Chaumet d'une Libanaise qui lit Points de vue, il heurte mon briquet Dupont et se perd dans les bulles de ma coupe de champagne...
Victoria vient d'arriver. Elle s'installe, commande des tomates mozzarella, et commence le lynchage de toutes les personnes présentes. Voir et être vu? Non, lyncher et se faire lyncher. Outre la qualité du service et de la cuisine (mis à part les desserts qui sont infects, comme chacun sait), le Flandrin, c'est la foire aux mondanités, c'est le rendez-vous de tout Paris, et un inépuisable champ d'action pour les mauvaises langues comme nous. Nous ne sommes pas les seules, d'ailleurs. Il faut voir ces jeunes filles en fleur et en total look saisonnier, aux cheveux mordorés, aux membres graciles, déjeuner délicatement, coudes aux corps et air de ne pas y toucher...
Approchez-vous... plus près... et écoutez leurs voix rauques et véhémentes...
Regarde, elle s'est fait refaire le nez... Et Julian, c'est qui la pouffiasse avec qui il déjeune? C'est une fille de l'Est, il l'a achetée à Vittorrio.... Je savais pas que Vittorrio faisait du trafic de filles de l'Est... Comment tu crois qu'il paie les bouteilles, tu sais bien que sa famille n'a pas dix francs, il sort de nulle part, ce mec... T'as vu Cynthia, elle a un sac Chanel à douze mille... Elle sort avec Benji le fou en sous-marin, il lui paye tout... D'où il tire tout ce fric, celui-là? Il vient d'acheter la nouvelle M3?... De la Bourse, mais ça va pas durer, t'en fais pas... Te retourne pas, y a l'amour de ta vie... Il est avec qui?... Avec l'amour de ma vie... Ils disent bonjour à Cynthia... Allô, ouais, ça va... Au Flandrin... nobody interesting... Tu nous rejoins... OK, bisou ma chérie... S'il vous plaît, je pourrais avoir une crème brûlée? Merci... C'est à qui cette Ferrari? Comment tu vas? Assieds-toi... Marbella, je pense, j'ai un ami vénézuélien qui loue un yacht de cinquante mètres... Ou alors Bali avec mes parents, me déconnecter un peu de tout ça, c'est tellement creux... Une fortune au casino... Je peux pas le voir, ce mec... Je suis défoncée, hier, je suis passée chez Chris, on a tellement tapé... Super mignonnes tes lunettes Chanel... Merci, je me suis acheté une Smart cab aussi... Tu sais pas avec qui j'ai baisé hier soir?... On s'en va?...
Dans le taxi qui me ramène chez moi, j'ai mal à la tête d'avoir trop fumé, et bizarrement, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps.
Qu'ai-je fait aujourd'hui? J'ai très bien déjeuné de tomates mozzarella, d'une sole que j'ai renvoyée en cuisine une première fois pour qu'on me la prépare, et une seconde fois parce qu'elle avait refroidi pendant qu'on me la préparait, ainsi que d'une assiette de macarons trop sucrés.
J'ai invité Victoria, huit cents balles pour un déjeuner de copines, c'est honnête.
Un con nous a fait porter une bouteille de Bollinger, que nous avons vidée. Par politesse.
Se sont joints à nous Julien, David, et David, respectivement le fils d'un chanteur très connu que j'ai pécho, le fils d'un PDG très important que j'ai pécho, et le fils d'un ex-ministre que je n'ai pas pécho car il est très cheum.
J'ai dit bonjour à quarante-deux personnes; dont six que je ne connaissais pas et qui m'ont été présentées.
Une Ferrari Maranello immatriculée au Luxembourg a retenu mon attention. Son propriétaire ne s'est malheureusement pas manifesté.
Le fils de l'ex-ministre très cheum est parti se taper un trait dans les chiottes, et les fils du chanteur très connu et du PDG très important ont brocardé avec enjouement la mère du fils de l'ex-ministre que leurs pères respectifs avaient tous deux retournée à maintes reprises.
Coké et requinqué, le fils de l'ex-ministre, revenu des chiottes, a profité de l'éloignement du fils du chanteur très connu qui vitupérait par portable interposé contre le garage Porsche qui n'en finissait pas de réparer sa boîte de vitesses massacrée lors d'une course, perdue d'ailleurs, contre un certain Andrea sur le périph à trois heures du mat deux jours auparavant, donc, à ce moment-là, le fils de l'ex-ministre m'a appris que le chanteur très connu n'avait plus dix balles.
— Son fils roule tout de même en Porsche?
— Signe extérieur de richesse basique, à peine plus représentatif qu'un 8210.
— Ah.
Et vous qui rêvez de notre opulence éclatante et dorée... ce n'est que du plaqué. Du fric, des bagnoles, des amis, des maisons partout, nos entrées partout... Et on n'a jamais rien à faire. Et on se crache tous à la gueule.
La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer.
Le monde est trop petit, à huit ans, on en avait déjà fait dix fois le tour en business class...
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# Posté le mardi 28 juillet 2009 09:21

Modifié le mardi 11 août 2009 08:14

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Mary Stone
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# Posté le mardi 16 juin 2009 12:13

Chapitre 1 - Mary Stone

Chapitre 1 - Mary Stone
Les yeux fermés, la respiration haletante, les joues mouillées de perles salés, Mary était assisse sur la toilette d'un café de Ath. Elle ouvrit ses grands yeux bleus sur le test de grosesse et vit qu'il était positif... Ses yeux se refermèrent doucement, elle laissa glisser sa tête contre la parois et laissa s'échapper un rire nerveux.
Cela faisait un mois qu'elle craignait cela, un mois de torture mentale, un mois de petite nausée matinale, un mois...
Mary se souleva tant bien que mal, jeta le test dans la poubelle, remonta son pantalon et sortit des toilettes. Elle s'arrêta devant le mirroir, essuya ses larmes pour ensuite sortir du café. Elle courru jusqu'à l'école pour arriver à quelques minutes de la sonnerie. Elle retrouva Charles, son copain, qui était avec ses potes.

Charles était un garçon réfléchi, calme et très intelligent. Il était fou amoureux de Mary. Il est très vite troublé par les obstacles de la vie et il est aussi trop fétard et légèrement tête en l'air. Il a des origines allemandes du côté de sa mère et françaises de côté de son père.

- On sèche la première heure et on se retrouve sur le toit., lui glissa t-elle à l'oreille avant de partir en direction des escaliers de secours.

Elle était assise sur le bord du toit quand Charles passa ses bras autour de sa taille. Il commença à lui embrasser le cou tout en laissant descendre ses mains.

- C'est pas pour ça que je suis venue..., dit-elle d'une voix hésitante.

Elle se retourna et ils se regardèrent dans les yeux quelques minutes. Charles se détacha de Mary et lui tourna le dos. Sa célèbre écharpe rouge flottait dans les courants d'air frais du matin. Cette écharpe, il l'avait trouvé dans un petit magasin de Ath, elle était dans la vitrine depuis 2 mois et il s'arrêtait tous les jours devant en retournant chez lui. Alors un jour, il est entré dans ce magasin et a claqué 50 ¤ pour l'avoir. Il sortit son paquet de cigarette, en mis une en bouche, l'alluma et dit.

- Je ne crois pas que tu veuilles me quitter, je ne crois plus que tu veuilles coucher avec moi sur le toit et je crois que tu es enceinte..., dit-il aprés avoir soufflé un nuage de fumée.
- Comment...tu...?
- Il y a un mois tu as dit que tu étais malade, puis tu as arreté de fumer, et quand tu arrivais à faire le mur tu ne buvais quasi rien. Sans oublier que tu ne sèche jamais que les heures d'étude et que ce que tu as à me dire n'a pas l'air facile !, dit-il calmement. Tu as de la chance que la prof' de Français est pas là, on commence plus tard et on termine plus tôt. On ira voir un gynéco' à 15 heures.
- Le médecin ?, demanda Mary encore débousolée.
- Je crois que avec ton père, il vaut mieux avorter..., dit-il en écrassant sa cigarette.
- Je ne veux pas avorter..., pleura t-elle en tombant à genoux devant Charles qui lui tournait encore le dos.

Tout le monde connaissait le Pére de Mary, il était enseignant en mathématique dans une université. Mais Joseph n'était pas connu pour son statut social mais plutôt pour ses convictions. Il était trés religieux et fermé d'esprit. Il allait à la messe tous les dimanche avec sa famille, priait avant et aprés chaque repas, il était contre le sexe avant le mariage pour les filles, l'homosexualité, l'avortement, les écoles mixtes et non-religieuse, les drogues, l'alcool, le tabac... Il était détesté par toute la communauté même par sa propre famille mais ça on le garde pour soi.
Sa femme, Isabelle était la seule à savoir le contrer dans ses idées. Elle laissait ouvert la fenêtre de Mary pour qu'elle puisse sortir avec ses amies, elle achetait des vétements qu'elle laissait chez Claire pour que Mary puisse s'habiller comme une ado' normale. Comme son mari partait toujours à sept heures et rentrait à dix-huit heures de chez lui, elle faisait tous pour que sa fille soit heureuse.
Il continua à la rassurer et quand la sonnerie retentit ils allèrent en cours.


Il est est 15 heures, de nombreux collégiens sortent en riant, d'autres discutent et encore d'autres ce cherchent des poux. C'était le quotidien des étudiants, ils y avaient des couples, des amis, des ennemis,...

- Tu n'es pas venu chez moi, aujourd'hui ! Et tu viens pas cette aprés-midi !
- Claire, comprends moi ! Je...j'aimerais restée un peu seule avec Charles...chez lui...
- Oooh...Je vois...Ben, amusez-vous bien !, dit-elle tout sourire.
- Claire !, s'écria-elle.

Charles les rejoignit, embrassa Mary et salua Claire. Puis les amoureux partirent hors de l'enceinte de l'école. Ils marchent mains dans la mains dans la ville jusqu'au médecin. Leurs coeurs battaient la chamade, ils faisaient un seul et unique écho qui retentisait jusqu'à leurs tempes. Charles poussa la porte et laissa passer Mary devant lui. Il n'y a personne dans la salle d'attente. La gynécologue arrive devant Mary.

- Cette aprés-midi, le cabinet est fermé.
- Non mais c'est urgent Véronique..., dit Charles en sortant de son coin.
- Oh Charles ! Je...je suis contente de te voir... , c'est Mary , je suppose !
- Oui...
- Entrez, je vous pris.

Ils entrent tous les trois dans le cabinet et ils s'assoient dans les siégent en cuir. L'odeur du javel imprenniait les tissus, elle rendait l'allure du lieu triste et intimidente. Les bibelots, les diplômes et les plantes vertes qui étaient dispercés dans la pièce comme des trophées de guerres rappelaient les longues études que ce médecin avait du faire pour arriver à ce cabinet.

- Je supposes que vous venez pour un dépistage.
- Non...pas vraiment..., souffla Mary timidement.
- On peut faire une échographie ?, demanda Charles d'un ton ferme.
- Bien sûr... Mademoiselle, je vous pris de vous couchez sur le siége et d'enlevé son pull., répondit la gynécologue qui se posait bien des questions.

Charles lui s'asseya dos à Mary, face à l'écran les yeux rivés dessus. Le médecin prépara le matériel, étala de la créme sur le ventre de la jeune fille et commença l'échographie. Des tâches noires et blanches apparurent sur l'écran. On aurait dit la neige que l'on voit les jours d'orages sur l'écran de télévision.

- Vous voyez la tâche grisâtre en haut à droite, c'est votre bébé...il a une taille norm' Oh mo... Vous voyez la tâche en bas, c'est...c'est votre deuxième bébé...

Venez vous d'assiter à la chute de Mary ?

# Posté le lundi 01 juin 2009 15:32

Modifié le lundi 08 juin 2009 13:39

Chapitre 2 - Mary Stone

Chapitre 2 - Mary Stone
Mary se lava le ventre et se réhabilla. Pendant que Charles parlait à l'écart avec la gynécologue.

- Chilou..euh pardon Charles... Je suppose qu'ils sont de toi...
- Oui , mais ne t'inquiéte pas , je vais le dire aux parents !, dit-il quelque peu paniqué.
- Pendant le souper de famille, ce dimanche ?, dit-elle inquiète.
- Oui., en voyant Mary, on y va, à dimanche Véro !, finit-il.

Ils marchèrent dans le parc et s'arrêtèrent sur un banc. Un blanc s'installa, un banc qui dura pour eux une éternité, Charles sortit son paquet de cigarette, en pris une et remis son paquet dans la poche de son Diesel. Il triture sa clope au point quelle craqua étalant le tabac dans ses mains et dit :

- Je vais arrêté de fumer !
- Je ne saurais pas les abandonner !, répondit-elle.
- Je ne veux pas non plus, je...je vais en parler à mes parents, ce dimanche soir.
- Je vais rentrer chez moi. À demain, mon coeur., dit elle d'un ton neutre comme ci cette situation était pour le moins normale.

Elle l'embrassa doucement et partit chez elle. Les routes défilaient devant ses yeux légèrement brouillés, elle arrivait dans son quartier, ses pas l'a conduisait t'elle un robot en face de sa porte, ses gestes conduisaient la clé dans la serrure machinalement ; Mary passa la porte, déposa son Eastpak sur le sol du hall, alla à la cuisine où se trouvait sa mère. Celle-ci faisait des crèpes, le sourire aux lèvres mais quand elle vit la mine de Mary qui se décomposait à vu d'oeil, Isabelle faillit lacher le saladier où la pate reposait, elle pris sa fille dans ses bras complétement désorienté de la voir dans un tel état.

- Ma chérie, que se passe t-il ?
- Est-ce-que Papa est là ?, sanglotta l'adolescente.
- Non mais si tu parles de lui, ce n'est pas bon !
- Je...je suis...enceinte !

Isabelle trésaillit, blémit, puis résonna ; [Mary-enceinte-bébé-sexe-Joseph-dispute-avortement-pleurer]. Elle regardait sa petite fille, celle que 16 ans plutôt était dans ses bras tremblotante, larmoyante, chétive, délicate et celle qui maintenant a bien grandit mais qui a toujours un peu besoin de sa vieille mère. Elle savait très bien que Charles et Mary sortait ensemble depuis un petit temps mais delà a couché ensemble...

- C'est Charles, le père ?, finit-elle par lui demander.
- ...oui, il revient quand papa ?
- Dans 1 heure et demi, viens on va discuter dans ta chambre ! Je te conseils de prendre ton cartable sinon ton père va crié.

La femme soutenait sa fille en pleure dans les escaliers en direction de la chambre de Mary. Elles s'assièrent sur le lit, Isabelle tenait sa fille dans ses bras.

- Ma chérie, je suis ta mère même si j'ai l'esprit plus ouvert que ton père, je...je savais que tu sortais avec avec Charles mais delà a..., tu es jeune, tu as toute ta vie devant toi...donc je crois...qu'il vaut mieux que...tu avortes...

Mary, dans les bras de sa mère, pleurait toutes les larmes de son corp. Elle ne voulait en aucune façon avorter, elle se sentirait sale, sale d'avoir abandonné ses enfants... Elle se relève, essuia ses larmes tout en restant dos à sa mère.

- Ce sont des jumeaux, ils ont un mois...et deux...et...et je les garderai si la famille de Charle me soutient., pleurait-elle de plus en plus troublée.
- Tu ne comprends pas, si ton père l'apprend, il te tuera ! Est-ce que tu as comprit ?, cria t-elle paniquée.
- Laisse-moi maman, je dois faire mes devoirs avant que papa ne revient.

Isabelle se leva, sortit et fermit la porte derrière elle. Mary retomba sur son lit et se mit à pleurer. Elle attrapit son oreiller et cria dedans pour y lacher tout son désespoir . Sa mère, elle reprit sa pâte à crèpes si bien que l'on aurait pu croire que rien ne s'était passé ces 15 dernières minutes.
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 13:06

Modifié le lundi 08 juin 2009 13:48

Chapitre 3 - Mary Stone

Chapitre 3 - Mary Stone
Joseph rentra chez lui, après une journée de cours épuissante, il embrassa sa femme et se mit à table. Sa fille et sa femme arrivèrent avec le souper.

- Ce soir, je t'ai fait un chicon-gratin et des pommes de terre rissolées et pour le dessert des crèpes aux fraises, mon chéri !
- Ca à l'air délicieux !, répond y t-il avec un sourire en coin. Comment c'est passé ta journée, Marie ?
- Mary, elle s'appelle Mary, mon chéri !, répliqua Isabelle.
- Bien, j'ai eu un "18 sur 20" en Français et un "15 sur 15" en Anglais et toi, papa, comment était ta journée ?
- Mes élèves sont stupides, ils ne pensent que à faire la fête, boire et autres au lieu d'étudier. Ils ne seront jamais des citoyens aussi responsable que moi ! On fait la prière, maintenant !
- ...

Aprés le repas, Mary et sa mére, telle des femmes soumissent, débarrassèrent et lavèrent la vaisselle. Joseph, lui alla dans le salon lire le journal et annonca à sa femme :

- Le directeur et sa femme viendra souper à la maison, ce vendredi soir.
- Bien chéri !

Isabelle avait peu de temps pour se rebeller, elle imagine un plan qui pourrait la sauvée elle et sa fille...
Aprés avoir souhaité une bonne nuit à ses parents, Mary monta ce coucher ce qui fut assez facile vu son degrés d'épuisement. Dans la chambre des parents, Isabelle se préparait mentalement à son supplice. Elle se déhabillait lasivement dans un coin de la chambre. Tandis que son mari l'attendait sur le lit conjugale avec impatience. Elle avança vers le lit en pensant que ses séances de sado-masochisme et d'humiliation quasi quotidienne serait bientôt enfin finie.

Et le lendemain matin, Joseph partit au travail vers 7h45 après avoir déjeuné en famille comme tous les jours. Mary, elle sortit de la maison à 8h en direction de l'école où elle rejoingnit Claire et ses amies.

A la sonnerie, tous les élèves se mirent en rangs, tout en parlant, blaguant, s'embrassant ou même se disputant.

Mary et Charles se rejoignirent devant leur rang et main dans la main, ils se dirigèrent vers leur classe d'histoire. Comme tous les jours, ils s'assirent sur un banc au fond de la classe à deux pour suivre sagement les cours. Contrairement aux apparences, Charles avait l'une des meilleures moyennes de la classe avec Mary et une rousse à lunettes qui est toujours assises devant le bureau du prof'.
Les cours se suivirent les uns après les autres jusquà 16 heures où tous les élèves de la classe sortirent de l'école. Mary et Charles s'embrassèrent pour la dernière fois aujourd'hui. La question des bébés n'avait même pas été abordée de la journée mais elle était bien encrées dans leurs esprits.



La semaine s'était plutôt bien passé ; il y avait eu un magnifique soleil juste avant une petite pluie ce qui avait ravi les jardiniers, il y avait trés peu de contrôles ce qui avait ravi tous les étudiants, il y avait eu le mariage d'une arrière cousine quelquonques dans une famille Athoise ce qui avait rajouté de la gaiété à cette si belle ville...
Jusqu'au dimanche où un certain jeune homme devait faire un révélation assez particulière à sa famille !
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# Posté le jeudi 25 juin 2009 04:29

Modifié le mardi 20 octobre 2009 12:11

Chapitre 4 - Mary Stone

Chapitre 4 - Mary Stone
Toute ma famille est à la table, c'est à dire mes parents, Victor, mon grand frère, Véro', sa copine et Lucie, ma petite soeur, je pense à Mary qui doit être morte de peur dans sa chambre et ça ne me donne pas envie de sourire aux blagues de mon frère, le copain de la gynéco'... Ma mère m'interpelle en me faisant remarqué que je n'ai rien dit, ni rien mangé de la soiréé.

- C'est parce que j'ai quelque chose à dire...

Je vois le visage de Véronique se crisper, elle me regarde dans les yeux jusqu'à ce que Victor en clamant haut et fort que lui aussi à une nouvelle certainement plus importante que la mienne a annoncé. Il se lève, regarde mes parents et...

- Véro' et moi, nous allons nous marier !

Là, c'est les éclats de joie de la part de ma mère, Lucie applaudit, papa prend Victor dans les bras. Moi, je reste assis sur ma chaise à fixer mes genoux, je vois Mary l'annoncant à sa mère car oui, j'ai réussi à lui en faire parler, elle m'a raconté les larmes, les paroles de sa mère, ses conseils et le reste. Ma mère s'arrêtte de gesticuler, de pleurer de joie et d'embrasser les fiancés pour me regarder. Les autres s'arrêttèrent eux aussi de bouger pour me regarder. Mon père me demande alors pourquoi je ne me réjouis pas pour mon frère, ma soeur me traite de rabat-joie, Victor est déçu, ça se sent et Véro' est prète à pleurer sachant ce que je vais répondre.

- Mary est enceinte. De 1 mois et 3 semaines. Et se sont des jumeaux. Elle m'a dit que si vous apportiez votre soutien, elle ferait en sorte de les garder. C'est la seule chose que je vous demande... votre soutien., finis-je en pleure.





On est lundi, Mary est chez Claire, elle change son pull contre une tunique bleu et se maquille les yeux discrètement. Les copines discutent des tout et de rien, elles rigolent des nouveaux potins, elles se chatouillent, ... L'école commence dans 20 minutes, elle s'en vont . En arrivant là-bas, elles ne se séparent même pas quand Charles vient t'embrasser Mary.

- Comment vas-tu ma puce? Ah... et mes parents sont d'accord pour le cadeau.

Mary sauta dans les bras de Charles, elle y pleura, il la rassura et l'embrassa amoureusement. Puis les 3 amis reprirent leur discution jusqu'à la sonnerie. La journée avait été belle, un soleil radieux rappelait que l'été approchait, les lavandes sentaient si bon, les bancs à l'ombre étaient bondés durant les récréations, eux ils s'étaient assis dans l'herbe à profiter du beaux temps...

Pourtant une question subsitait comment parler à ma mère ?

En fin de journée, Charles et moi sommes resté au parc pour discuter. Il m'a expliquer ce que c'est parent avait décidé. Après la remise des bulletins, on partirait pour Trèves, une ville touristique allemande dans de la famille de Charles. On y logera jusqu'au un an des jumeaux, on ira dans une école comme des personnes en séjours luinguistique. J'aurai une nouvelle carte d'identité avec comme nationalité, anglaise et plus belge, un nouveau prénom Mary-Kate et je serais officiellement orpheline. Ma mère, elle sera partie au Canada avec un nouveau nom et prénom. On aura seulement une adresse msn pour communiquer. La mère de Charles va inviter la mienne à une "réunion tupperware" ce mercredi soir pour que nous préparions tous en détails.

Dans 20 minutes, on sera chez Charles. Maman ne sait pas encore que l'on a trouvé un arrangement...
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# Posté le samedi 05 septembre 2009 20:14

Modifié le mardi 15 septembre 2009 14:19

Chapitre 5 - Mary Stone

Chapitre 5 - Mary Stone
On est tous assis dans le salon, Charles est à côté de moi, on se tient les mains et maman est juste à mes côtés. Le père de Charles arrive avec des dossiers et sa mère sert le café et les petits gateaux.

- Voici vos nouvelles nouvelles cartes d'identités, vos "fausses" vies écrites sur papiers, vos passeports, des dollards Canadien pour Isabelle, les billets d'avions, des photos-montages souvenirs, des adresses où trouver des petits boulots, des appartements, et autres... Si vous avez des questions ?, Dit le papa de Chilou.
- Est ce que tout le monde en allemagne connaîtra notre situation ?, avais-je demandé.
- Non, seulement notre famille. D'ailleurs quand tu liras "ta vie" dans l'avion, tu apprendras que vos enfants seront cachés derrière un viol. Sinon, vous partez tous les trois après la remise des bulletins à 14 heures, vous arrivez à 16 heures à l'aéroport et vous décollerez à 17h30 et 17h 50 pour Isabelle.

Les parents continuent de discuter. Charles et moi montons dans le petit salon de haut. Lucie y regarde la télévision mais dès qu'elle nous voit arriver, elle l'éteind et part.

- Lucie ?, essaye Charles.
- Quoi ?! Tu mets déjà la famille dans tous ses états !, crie Lucie.
- C'est pas sa faute, Lucie..., souffle Charles.
- Oui, c'est la votre ! Vous auriez du faire attention ! Vous êtes irresponcables ! A cause de vous toute la famille sera... Pourquoi ? Pourquoi vous avez fait ça ?, crie t-elle en courant vers sa chambre.

Charles me pousse dans sa chambre, je m'assied sur son lit, il se couche à coté de moi et il se mets à parler :

- Tu ne dois pas t'inquiéter, ça lui passera et puis ce n'est pas vrai que ça va merder toute la famille. On a vu pire, tu sais ?, il m'enlace par derrière. Je t'aime. Je vous aime...
- Je t'aime.

Charles m'embrasse le cou, derrière l'oreille, dans la nuque, il glisse ses mains sur mon ventre, le caresse, je tend mon cou pour qu'il continu ses baisers parce que j'adore ça...
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# Posté le mardi 06 octobre 2009 11:40

Modifié le samedi 28 novembre 2009 15:43

...

Odile Van Hoof
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# Posté le mardi 16 juin 2009 12:13